Les droits des femmes ne sont pas un sujet du passé. Ils ne sont pas un acquis définitif, rangé dans les livres d’histoire. Ils sont un combat quotidien, une urgence, une nécessité. L’égalité ne se décrète pas, elle se construit, elle se défend, elle se vit.
Récemment, nous avons eu l’occasion d’échanger lors d’une soirée engagée et inspirante, où les débats ont mis en lumière des réalités encore trop souvent passées sous silence. Des inégalités qui persistent, des violences qui se banalisent, un patriarcat qui se réinvente pour mieux résister. Face à cela, nous refusons l’inertie.
L’ÉGALITÉ, UN COMBAT TOUJOURS D’ACTUALITÉ
On voudrait nous faire croire que les grandes batailles féministes ont été gagnées. Qu’il suffirait d’attendre, de laisser le temps faire son œuvre. Mais les chiffres, les témoignages, les injustices criantes nous rappellent à l’ordre.
Le viol domestique reste invisibilisé, trop souvent relégué au rang de « conflits privés ». Pourtant, derrière les portes closes, ce sont des milliers de vies brisées.
L’écart salarial est toujours une réalité, les femmes gagnant en moyenne 15 à 25 % de moins que leurs homologues masculins à poste équivalent. Une injustice d’autant plus révoltante qu’elle est connue… mais tolérée.
Les violences sexistes perdurent, en entreprise, dans l’espace public, dans nos institutions. Trop souvent minimisées, trop souvent excusées.
La montée des discours masculinistes, insidieuse, trouve un écho grandissant dans certains cercles. Derrière un vernis de « défense des hommes », c’est bien la remise en cause des avancées féministes qui est en marche.
AGIR PLUTÔT QUE SUBIR
Il ne suffit pas de dénoncer. Il faut agir, ensemble, avec force et détermination.
Sensibiliser : Nous devons multiplier les espaces de discussion et d’éducation populaire pour rendre ces enjeux visibles. Ce que nous ne nommons pas, nous ne pouvons pas le combattre.
Réformer : Le système judiciaire doit être à la hauteur des violences subies. Les victimes ne peuvent plus être abandonnées, culpabilisées, ni mal protégées.
Briser les silences : L’égalité passe par le refus de la complaisance. Entre collègues, entre amis, en famille… Chaque remarque sexiste, chaque comportement oppressif doit être dénoncé.
Impliquer tout le monde : L’égalité ne concerne pas que les femmes. Elle est l’affaire de toutes et tous. Elle doit être portée par l’ensemble de la société, des institutions aux citoyens.
UN ENGAGEMENT QUI NE S’ARRÊTE PAS À UNE JOURNÉE
Le 8 mars ne doit pas être une parenthèse annuelle.
Ce combat doit se mener tous les jours, dans nos décisions, dans nos engagements, dans nos choix politiques.